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Un des axes de réflexions du CLSPDI se traduit par la mise en œuvre d’un système de vidéosurveillance dans l’objectif d’améliorer la protection des personnes et des biens.
Securité et prévention
La vidéo protection paraît constituer
aujourd’hui un outil incontournable des
politiques locales de sécurité.
C’est un moyen efficace pour répondre à plusieurs
problématiques :
- prévenir les actes
délictueux et renforcer le sentiment de sécurité
des citoyens
- faciliter le travail d’îlotage des
forces de l’ordre et mieux appréhender les délits en
démultipliant les capacités d’observation d’un
territoire
- aider à la résolution des enquêtes en cas
de délits
Cette réflexion répond de ce fait à un triple objectif de sécurité
des personnes et des biens, de sécurité civile et de protection des
bâtiments publics et de leurs abords.
L’historique :
La mutualisation d’un dispositif de vidéo
protection à l’échelle d’une intercommunalité peut
permettre aux petites communes de financer un équipement de vidéo
protection sûr. Composée de huit communes (Deuil-la-Barre, Groslay,
Montmagny, Montmorency, Saint-Gratien, Soisy-sous-Montmorency,
Andilly et Margency) qui rassemblent quelques 110 000 habitants, la
Communauté d’agglomération de la Vallée de Montmorency située
dans le Val-d’Oise, l’a bien compris. Elle est la
première intercommunalité à s’être équipée d’un tel
système de vidéo protection et c’est également la première
fois qu’un dossier, dont le maître d’ouvrage est une
communauté d’agglomération, est accepté par le ministère de
l’Intérieur. Un procédé pilote en France qui est
l’expression de l’inventivité de la politique locale de
la CAVAM.
Le choix de mutualiser les moyens des huit communes qui la
composent pour lutter efficacement contre la délinquance et
sécuriser l’espace public correspond à une volonté politique
forte avec pour ambition de moderniser la réactivité des forces de
police sur le territoire de la Vallée de Montmorency et améliorer
ainsi la sécurité et le service public. Un objectif parfaitement
atteint qui n’est pas passé inaperçu.
Les récompenses :
Deux fois lauréate cet été !
En effet, mercredi 7 juillet, Luc Strehaiano,
Président de la CAVAM et Maire de Soisy-sous-Montmorency, a reçu à
l’Assemblée nationale, le Prix 2010 aux Victoires de la
Modernisation de l’Etat. Ce prix lui a été remis des mains de
Bernard Accoyer, Président de l’Assemblée nationale et de
Georges Tron, ministre de la Fonction Publique.
Chaque année, le magazine Acteurs publics décerne les Victoires de
la Modernisation de l’Etat aux équipes qui ont porté les
meilleures initiatives en matière d’amélioration du service
public. Pour chacune des quatre victoires (Innovation,
Organisation, Service et Simplification), le jury désigne trois
nominés par fonction publique (d’Etat, territoriale et
hospitalière), soit trente-six nominés (neuf par Victoire).
Grâce à l’organisation de ses forces de sécurité avec,
notamment la mise en application d’un système de
géolocalisation de la police municipale intercommunale, la CAVAM a
été désignée lauréate dans la catégorie “Organisation –
Fonction territoriale”.
Au titre de la prévention de la délinquance et de la politique de
mise en sécurité du territoire, la CAVAM dispose d’une police
municipale intercommunale des plus importantes de France en termes
d’effectifs, avec 85 agents disposant de moyens modernes
d’intervention mutualisés.
Egalement, dans le cadre des 5e Trophées de la Sécurité Privée,
organisée au Casino de Paris le 20 septembre dernier, et qui a
rassemblé plus de 800 professionnels cette année, la CAVAM a reçu
le prix du Meilleur projet de sécurité. Elle concourait dans la
catégorie 5 qui récompense l’entreprise, la collectivité ou
l’organisation qui a mis en place en interne ou avec des
partenaires la solution de sécurité la plus innovante et la plus en
adéquation avec ses objectifs stratégiques. A ce titre, la CAVAM, a
été récompensée pour la mutualisation de ses moyens permettant une
plus grande réactivité de ses agents ainsi qu’une meilleure
protection de ses
habitants.
Les éléments :
D’abord 102 caméras de
vidéoprotection
Le premier volet fédérateur de cette organisation
des forces de sécurité a été la mise en place d’un système de
vidéoprotection performant. Cent deux caméras sont en service sur
tout le territoire de la Vallée de Montmorency. Elles sont reliées
à un centre de surveillance urbain (CSU), financé par la CAVAM avec
l’aide du Conseil Général du Val-d’Oise, et construit
sur un terrain appartenant à l’Etat, exprimant ainsi la
parfaite complémentarité entre ces collectivités.
Une quinzaine d’agents intercommunaux, spécialement formés,
se relaient pour visionner les enregistrements,
24 h/24 et tous les jours de l’année, et alertent, en cas de
problème, les services concernés : Police Nationale, Police
Municipale, SAMU, agents de la propreté
Des renvois d’images sont possibles à tout moment vers les
postes de Police Municipale, vers les commissariats de Police
Nationale, mais aussi dans les véhicules lors des
interventions.
Le financement de la vidéo protection a été assuré sur les fonds
propres de la CAVAM. L’investissement net représente 5
millions d’euros auxquels s’ajoute un coût de
fonctionnement annuel de 550 000 euros. Cette somme est à mettre en
regard avec les masses budgétaires liées aux réparations des
dommages infligés aux biens tant privés que publics.
Selon le Président de la CAVAM, “La vidéo protection ne peut
pas tout, mais elle constitue un outil de plus pour améliorer la
qualité de vie et la sécurité de notre territoire. Elle est
intéressante sur trois plans : dissuader les personnes
malveillantes de commettre des agissements inciviques, délictueux
ou criminels ; offrir la possibilité de repérer de tels faits en
temps réel ce qui permet de déclencher plus rapidement
l’intervention des forces de l’ordre et, si besoin, des
secours ; et faciliter l’identification des individus qui
sont passés à l’acte. De plus, l’intérêt de ce
dispositif dépasse le cadre de la seule sécurité publique car il
permet aussi de mieux déterminer les responsabilités lors
d’accidents routiers, d’améliorer l’entretien des
espaces publics et de venir plus rapidement en aide des
victimes.”
Convaincu de la nécessité d’avoir une vidéo protection
efficiente, Luc Strehaiano a continué
d’innover.
Une rapidité d’intervention avec la
géolocalisation
Déjà en pointe dans le secteur de la sécurité, le 5
février 2010 l’agglomération a équipé les forces de
polices intercommunales d’un système de géolocalisation
visant à améliorer la rapidité d’intervention et la sécurité
des agents. Ce système venait compléter utilement et organiser les
moyens déjà mis en œuvre pour les forces de Police.
Les quatre-vingt-cinq policiers municipaux et les trente-six
véhicules de police sont désormais équipés d’une balise
individuelle de géolocalisation, instantanément reliée à
l’ordinateur des chefs de poste sur la base d’une
cartographie du territoire de la vallée de Montmorency. Cet
équipement permet de localiser en temps réel le positionnement des
policiers sur le terrain. Et, en cas de nécessité, la patrouille la
plus proche peut intervenir au plus vite dans un souci de sécurité
optimale.
Cette géolocalisation, couverte par les sociétés Orange et Addon,
est couplée avec un système de radio numérique communautaire et un
système de cartographie.
Faciliter et accélérer la discussion entre les intervenants
avec la radio communautaire
Les canaux du système de radio numérique
communautaire émettent d’une façon séparée pour chacune des
huit polices municipales intercommunales et d’une façon
partagée avec les huit polices municipales, la CAVAM et la Police
Nationale.
Chaque poste de police municipale est équipé d’une base radio
et chacun des trente-six véhicules dispose de sa base et d’un
moyen de communication. Parallèlement, les Agents de surveillance
de la voie publique (ASVP) sont dotés d’un émetteur-récepteur
de dernière génération.
La couverture radio de la zone est assurée par le réseau TETRA
(Terrestrial Trunked Radio) de la RATP qui permet une couverture
quasi-totale de la CAVAM. Jointes au système de géolocalisation,
les fréquences présentent l’avantage de faciliter et
d’accélérer les échanges oraux lors des interventions de
police.
Un système de cartographie de la
délinquance
Une autre armature importante du concept réside dans
la lecture des faits délictueux sur un logiciel de cartographie.
Les faits délictueux sont ainsi lus sur un logiciel spécifique et
constatés dans le temps et l’espace grâce aux éléments de la
Police Nationale, des Polices Municipales, mais aussi de
l’ensemble des partenaires coproducteurs de sécurité : les
transporteurs, les enseignants des collèges et des lycées, les
bailleurs sociaux, les clubs de prévention
Ce rapprochement entre la géolocalisation des faits et
l’empreinte cartographique contribue à améliorer sans cesse
l’approche des effectifs de police et des moyens à
positionner sur le terrain en vue d’une réactivité
exemplaire.
Des projets pour 2011
Les policiers disposent donc désormais, en temps réel, d’une
mutualisation d’outils : le repérage sur le terrain des
forces en action, une communication interactive, des statistiques
et le visionnage des sites concernés. Cette organisation permet une
rapidité d’intervention, avec des moyens appropriés et en
toute sécurité.
Mais, toujours en quête d’un système de sécurité de plus en
plus performant, la CAVAM ne compte pas en rester là.
“En 2011, nous souhaitons tout d’abord parfaire les
moyens existants avec l’achèvement de l’ensemble des
dispositifs mis en place cette année, un ajout d’une dizaine
de caméras et le passage en haute définition pour les images. Cette
amélioration de la résolution des images permettra notamment de
travailler les images enregistrées”, indique Dominique Poey,
Chef de projet Prévention et Sécurité.
Article de Virginie Cadieu paru sur le
site de www.videosurveillance-infos.com