La vidéo protection  ( 15/03/2011 )

Un des axes de réflexions du CLSPDI se traduit par la mise en œuvre d’un système de vidéosurveillance dans l’objectif d’améliorer la protection des personnes et des biens.

Securité et prévention

La vidéo protection paraît constituer aujourd’hui un outil incontournable des politiques locales de sécurité.
C’est un moyen efficace pour répondre à plusieurs problématiques :

prévenir les actes délictueux et renforcer le sentiment de sécurité des citoyens
faciliter le travail d’îlotage des forces de l’ordre et mieux appréhender les délits en démultipliant les capacités d’observation d’un territoire
- aider à la résolution des enquêtes en cas de délits

Cette réflexion répond de ce fait à un triple objectif de sécurité des personnes et des biens, de sécurité civile et de protection des bâtiments publics et de leurs abords.

102 caméras sont ainsi en service sur l’ensemble des 8 villes pour une meilleure sécurité de nos 110.000 habitants ; le Centre de Supervision Urbain (CSU) est en activité 24h/24 et toute l’année afin de traiter en temps réel les images de toutes les caméras par ailleurs enregistrées.
Des renvois d’images sont possibles à tout moment vers les postes des polices municipales, vers les commissariats de Police nationale mais aussi dans les véhicules lors des interventions.

L’historique :

La mutualisation d’un dispositif de vidéo protection à l’échelle d’une intercommunalité peut permettre aux petites communes de financer un équipement de vidéo protection sûr. Composée de huit communes (Deuil-la-Barre, Groslay, Montmagny, Montmorency, Saint-Gratien, Soisy-sous-Montmorency, Andilly et Margency) qui rassemblent quelques 110 000 habitants, la Communauté d’agglomération de la Vallée de Montmorency située dans le Val-d’Oise, l’a bien compris. Elle est la première intercommunalité à s’être équipée d’un tel système de vidéo protection et c’est également la première fois qu’un dossier, dont le maître d’ouvrage est une communauté d’agglomération, est accepté par le ministère de l’Intérieur. Un procédé pilote en France qui est l’expression de l’inventivité de la politique locale de la CAVAM.
Le choix de mutualiser les moyens des huit communes qui la composent pour lutter efficacement contre la délinquance et sécuriser l’espace public correspond à une volonté politique forte avec pour ambition de moderniser la réactivité des forces de police sur le territoire de la Vallée de Montmorency et améliorer ainsi la sécurité et le service public. Un objectif parfaitement atteint qui n’est pas passé inaperçu.

Les récompenses :

Deux fois lauréate cet été !
En effet, mercredi 7 juillet, Luc Strehaiano, Président de la CAVAM et Maire de Soisy-sous-Montmorency, a reçu à l’Assemblée nationale, le Prix 2010 aux Victoires de la Modernisation de l’Etat. Ce prix lui a été remis des mains de Bernard Accoyer, Président de l’Assemblée nationale et de Georges Tron, ministre de la Fonction Publique.
Chaque année, le magazine Acteurs publics décerne les Victoires de la Modernisation de l’Etat aux équipes qui ont porté les meilleures initiatives en matière d’amélioration du service public. Pour chacune des quatre victoires (Innovation, Organisation, Service et Simplification), le jury désigne trois nominés par fonction publique (d’Etat, territoriale et hospitalière), soit trente-six nominés (neuf par Victoire).
Grâce à l’organisation de ses forces de sécurité avec, notamment la mise en application d’un système de géolocalisation de la police municipale intercommunale, la CAVAM a été désignée lauréate dans la catégorie “Organisation – Fonction territoriale”.
Au titre de la prévention de la délinquance et de la politique de mise en sécurité du territoire, la CAVAM dispose d’une police municipale intercommunale des plus importantes de France en termes d’effectifs, avec 85 agents disposant de moyens modernes d’intervention mutualisés.

Egalement, dans le cadre des 5e Trophées de la Sécurité Privée, organisée au Casino de Paris le 20 septembre dernier, et qui a rassemblé plus de 800 professionnels cette année, la CAVAM a reçu le prix du Meilleur projet de sécurité. Elle concourait dans la catégorie 5 qui récompense l’entreprise, la collectivité ou l’organisation qui a mis en place en interne ou avec des partenaires la solution de sécurité la plus innovante et la plus en adéquation avec ses objectifs stratégiques. A ce titre, la CAVAM, a été récompensée pour la mutualisation de ses moyens permettant une plus grande réactivité de ses agents ainsi qu’une meilleure protection de ses habitants.
 
 
 

Les éléments :

D’abord 102 caméras de vidéoprotection  
Le premier volet fédérateur de cette organisation des forces de sécurité a été la mise en place d’un système de vidéoprotection performant. Cent deux caméras sont en service sur tout le territoire de la Vallée de Montmorency. Elles sont reliées à un centre de surveillance urbain (CSU), financé par la CAVAM avec l’aide du Conseil Général du Val-d’Oise, et construit sur un terrain appartenant à l’Etat, exprimant ainsi la parfaite complémentarité entre ces collectivités.
Une quinzaine d’agents intercommunaux, spécialement formés, se relaient pour visionner les enregistrements,
24 h/24 et tous les jours de l’année, et alertent, en cas de problème, les services concernés : Police Nationale, Police Municipale, SAMU, agents de la propreté
Des renvois d’images sont possibles à tout moment vers les postes de Police Municipale, vers les commissariats de Police Nationale, mais aussi dans les véhicules lors des interventions.
Le financement de la vidéo protection a été assuré sur les fonds propres de la CAVAM. L’investissement net représente 5 millions d’euros auxquels s’ajoute un coût de fonctionnement annuel de 550 000 euros. Cette somme est à mettre en regard avec les masses budgétaires liées aux réparations des dommages infligés aux biens tant privés que publics.
Selon le Président de la CAVAM, “La vidéo protection ne peut pas tout, mais elle constitue un outil de plus pour améliorer la qualité de vie et la sécurité de notre territoire. Elle est intéressante sur trois plans : dissuader les personnes malveillantes de commettre des agissements inciviques, délictueux ou criminels ; offrir la possibilité de repérer de tels faits en temps réel ce qui permet de déclencher plus rapidement l’intervention des forces de l’ordre et, si besoin, des secours ; et faciliter l’identification des individus qui sont passés à l’acte. De plus, l’intérêt de ce dispositif dépasse le cadre de la seule sécurité publique car il permet aussi de mieux déterminer les responsabilités lors d’accidents routiers, d’améliorer l’entretien des espaces publics et de venir plus rapidement en aide des victimes.”
Convaincu de la nécessité d’avoir une vidéo protection efficiente, Luc Strehaiano a continué d’innover.

Une rapidité d’intervention avec la géolocalisation
Déjà en pointe dans le secteur de la sécurité, le 5 février 2010 l’agglomération a équipé les forces de polices intercommunales d’un système de géolocalisation visant à améliorer la rapidité d’intervention et la sécurité des agents. Ce système venait compléter utilement et organiser les moyens déjà mis en œuvre pour les forces de Police.
Les quatre-vingt-cinq policiers municipaux et les trente-six véhicules de police sont désormais équipés d’une balise individuelle de géolocalisation, instantanément reliée à l’ordinateur des chefs de poste sur la base d’une cartographie du territoire de la vallée de Montmorency. Cet équipement permet de localiser en temps réel le positionnement des policiers sur le terrain. Et, en cas de nécessité, la patrouille la plus proche peut intervenir au plus vite dans un souci de sécurité optimale.
Cette géolocalisation, couverte par les sociétés Orange et Addon, est couplée avec un système de radio numérique communautaire et un système de cartographie.

Faciliter et accélérer la discussion entre les intervenants avec la radio communautaire
Les canaux du système de radio numérique communautaire émettent d’une façon séparée pour chacune des huit polices municipales intercommunales et d’une façon partagée avec les huit polices municipales, la CAVAM et la Police Nationale.
Chaque poste de police municipale est équipé d’une base radio et chacun des trente-six véhicules dispose de sa base et d’un moyen de communication. Parallèlement, les Agents de surveillance de la voie publique (ASVP) sont dotés d’un émetteur-récepteur de dernière génération.
La couverture radio de la zone est assurée par le réseau TETRA (Terrestrial Trunked Radio) de la RATP qui permet une couverture quasi-totale de la CAVAM. Jointes au système de géolocalisation, les fréquences présentent l’avantage de faciliter et d’accélérer les échanges oraux lors des interventions de police.

Un système de cartographie de la délinquance
Une autre armature importante du concept réside dans la lecture des faits délictueux sur un logiciel de cartographie. Les faits délictueux sont ainsi lus sur un logiciel spécifique et constatés dans le temps et l’espace grâce aux éléments de la Police Nationale, des Polices Municipales, mais aussi de l’ensemble des partenaires coproducteurs de sécurité : les transporteurs, les enseignants des collèges et des lycées, les bailleurs sociaux, les clubs de prévention
Ce rapprochement entre la géolocalisation des faits et l’empreinte cartographique contribue à améliorer sans cesse l’approche des effectifs de police et des moyens à positionner sur le terrain en vue d’une réactivité exemplaire.

 

Le 1er CSU formation vient d’ouvrir ses portes aux futurs vidéosurveillants de toute l’Ile-de-Fra

La création du mini CSU formation
Ayant concu voici un peu plus de 4 ans son centre de supervision urbain (CSU), pour l’ensemble de ses 8 communes, la Communauté d’agglomération de la vallée de Montmorency (CAVAM), a eu pour préoccupation, dès le départ, de dispenser à l’ensemble de ses opérateurs une "excellente formation", explique Luc Strehaiano, Président de la CAVAM.
Ainsi, en partenariat avec le CNFPT, la CAVAM a monté une formation et a décidé alors de créer un "mini-CSU", de façon à mettre les futurs vidéosurveillants "dans les conditions dans lesquelles ils seront plus tard..."
"D’une manière un peu plus personnelle, ajoute le Président de la CAVAM, comme je fais partie de la Commission nationale de la Vidéoprotection (CNV) et qu’à ce titre j’ai suivi la Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2), nous avons bien vu qu’avec l’élargissement du visionnage de l’espace public aux sociétés privées, il était important d’assurer une formation. Nous nous appliquons donc à assurer une formation qui soit qualifiante, et peut-être demain diplomante, en tout cas, c’est dans cette voie que nous travaillons avec le ministère...’



Aujourd’hui avec le CNFPT et demain....
Si la CAVAM a débuté ces formations en partenariat avec le CNFPT, Luc Stehaiano déclare être "ouvert au fait de recevoir et de former des personnes travaillant avec d’autres organismes..." Ainsi, si aujourd’hui, les élèves inscrits à ces formations viennent plus particulièrement de la 2e couronne parisienne, la 1ère couronne devrait très vite être concernée, et le Président de la CAVAM révèle que des centres de formation de l’Ouest et du Nord de la France sont venus visiter ce CSU... "Nous pensons que, dans un avenir proche, des sociétés privées ayant à recruter des vidéosurveillants, nous demanderont d’utiliser ces locaux pour cet apprentissage.", confie le Président de la CAVAM.



Coût et subventions
Ce CSU a coûté 140 000 euros HT, financés par la CAVAM... "Les locaux sont mis à disposition par la commune de Soisy-sous-Montmorency", rappelle Luc Stehaiano.
Une demande de subventions a bien évidemment été adressée au FIPD ; "nous pensons recevoir un financement à hauteur de 50%, parce que la formation des vidéosurveillants est quelque chose aujourd’hui de très important ; et je pense que sans vidéosurveillants formés, nous ne sommes pas en mesure de garantir une qualité de prestation à une population... ", justifie le Président.


Des projets pour 2011
Les policiers disposent donc désormais, en temps réel, d’une mutualisation d’outils : le repérage sur le terrain des forces en action, une communication interactive, des statistiques et le visionnage des sites concernés. Cette organisation permet une rapidité d’intervention, avec des moyens appropriés et en toute sécurité.
Mais, toujours en quête d’un système de sécurité de plus en plus performant, la CAVAM ne compte pas en rester là.
“En 2011, nous souhaitons tout d’abord parfaire les moyens existants avec l’achèvement de l’ensemble des dispositifs mis en place cette année, un ajout d’une dizaine de caméras et le passage en haute définition pour les images. Cette amélioration de la résolution des images permettra notamment de travailler les images enregistrées”, indique Dominique Poey, Chef de projet Prévention et Sécurité.


Article de Virginie Cadieu paru sur le site de www.videosurveillance-infos.com

 

 

 

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